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Eldera de Beauregard Baron, Baronne


Nombre de messages: 486 Age: 21 Lieu d'origine: Beauregard Date d'inscription: 03/11/2005
 | Sujet: La médecine médiévale Ven 13 Jan 2006 - 14:30 | |
| Pendant des années on nous a appris que moyen âge rimait avec obscurantisme. Alors il est normal que lorsque l'on pense à la chirurgie médiévale des images de barbarie ou de torture nous assaillent. Pourtant si les premiers âges de cette période sont effectivement très rudimentaires, il n'en est pas de même pour les derniers siècles. Ils vont même induire les progrès fondamentaux du 17e siècle ! (bon, d'un autre côté les instruments utilisés faisaient quand même peur, et les méthodes n'étaient pas trés sûres. Mais il faut bien commencer par quelque chose, hein... Jusqu'au 12e siècle la chirurgie est enseignée dans les même écoles que la médecine. A partir de 1163 la chirurgie est totalement dissociée de la médecine. Les médecins considèrent alors les chirurgiens comme des "travailleurs manuels" (Le mot même de chirurgien veut dire celui qui agit avec ses mains) Le médecin émet des diagnostics et quelque fois des pronostics mais en aucun cas il ne va s'abaisser à soigner lui même les plaies que les patients peuvent avoir. C'est le domaine du chirurgien et du barbier... Le chirurgien ne bénéficie pas du même statut social que le médecin qui est un notable. (Le médecin considère le chirurgien comme son inférieur et cela sur tous les plans) Il y a différents types de chirurgiens : - Les chirurgiens clercs ayant un titre universitaire, ils sont peu nombreux. On peut citer dans ce cas Henri de Mondeville ou bien Guy de Chauliac. - Les chirurgiens laïcs dits "de robe longue", ils ont étudié dans un collège et ont reçu un titre de bachelier ou de licencié. - Les chirurgiens barbiers dits "de robe courte", ceux-ci sont plus nombreux, ils travaillent quelque fois avec des chirurgiens de robe longue. Ils n'ont pas de connaissances médicales importantes et ont appris "sur le tas". Ils savent réduire les fractures ou opérer les cataractes par exemple. Les premier statuts datent de 1361. Ils obtiennent le droits d'exercer après avoir passer un examen auprès de quatre experts jurés... _________________ Oyez, voici venir la Duchesse. Craignez son épée et ses sorts vengeurs, mortels! Et bonne journée à tous.
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Eldera de Beauregard Baron, Baronne


Nombre de messages: 486 Age: 21 Lieu d'origine: Beauregard Date d'inscription: 03/11/2005
 | Sujet: Re: La médecine médiévale Ven 13 Jan 2006 - 14:35 | |
| Le traitement des plaies :La question du traitement des plaies est très délicate et divisera bon nombre de chirurgiens pendant tout le moyen âge et au delà; Gallien expliquait que dans tous les cas la suppuration était bonne et louable. La chirurgie restera enfermée dans cette idée la plupart du temps. Rare sont les chirurgiens qui vont remettre en cause ce dogme. Le premier à s'élever contre est Théodoric dans son ouvrage "chirurgica". Il écrit que favoriser la suppuration d'une plaie est une hérésie et que cela ne fait que retarder la cicatrisation, et va donc contre tout un courant de pensée mené par Galien, les savants grecs et médecins arabes, trournant le dos à toutes les théories de l'école de Salerne! Guillaume de Saliceto lui aussi ne va pas employer de pommade sur les plaies mais il ne l'écrit pas de façon explicite dans son livre sur la chirurgie. Celui qui se place en disciple directe de Théodoric est Henri de Mondeville. Il a été son élève à 1' université de Bologne. Dans son traité "Chirurgie" il va distinguer trois groupes de praticiens : - L'école de Salerne, qui interdit l'usage du vin, recommande de sonder les plaies et de les recouvrir ou combler avec des onguents pour favoriser la suppuration. - Les disciples de Théodoric, qui préconisent la détersion des plaies avec du vin et pansement imbibé de vin également, suturent des plaies lorsqu'elles sont propres. - L'intermédiaire représenté par Guillaume de Saliceto et Lanfranc qui n'utilisent pas systématiquement les onguents. Vous voila un brin plus informés sur la médecine médiévale et ses principaux acteurs... _________________ Oyez, voici venir la Duchesse. Craignez son épée et ses sorts vengeurs, mortels! Et bonne journée à tous.
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Porthos Chambellan, Suivante


Nombre de messages: 190 Lieu d'origine: Ales - Gard Date d'inscription: 17/11/2005
 | Sujet: Re: La médecine médiévale Jeu 26 Jan 2006 - 19:47 | |
| Je ne connais pas trop la médecine médiévale, c'est l'une de mes nombreuses lacune dans cette période. Par contre, il est un remède absolument efficace contre les coupures... pas trés trés trés sympa mais aux résultats les plus spectaculaires. L'URINE. Uriner sur la coupure entraîne une désinfection rapide et une cicatrisation propre, sans trace. Aujourd'hui encore, bons nombres d'Ebénistes et de Menuisiers utilisent ce genre de remède... _________________ Mon âme à Dieu, Mon corps au Roy, Mon coeur aux Dames, l'honneur pour moi... Porthos, tout simplement.
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Eldera de Beauregard Baron, Baronne


Nombre de messages: 486 Age: 21 Lieu d'origine: Beauregard Date d'inscription: 03/11/2005
 | Sujet: Re: La médecine médiévale Jeu 13 Juil 2006 - 14:48 | |
| Allons allons, ais confiance... J'avoue que la plupart des techniques présentées ici sont barbares, et je recommenderais plus l'usage des plantes médicinales à celui du vin ou du scalpel de l'époque  ! C'est une des choses qu'on ne peut pas envier au Moyen-Age, et dont on ne peut être qu'heureux du progrés : la médecine ! Il faut dire que si nous avions un peu plus tenté d'apprendre des Maures et des Arabes rencontrés lors des croisades, nous aurions surement évolué plus vite... _________________ Oyez, voici venir la Duchesse. Craignez son épée et ses sorts vengeurs, mortels! Et bonne journée à tous.
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get70 Invité

 | Sujet: Re: La médecine médiévale Jeu 13 Juil 2006 - 18:31 | |
| Oui ils avaient de grande connaissance sur le sujet. Pendant plusieurs siècle les techniques de medecines stagnait au moyen âge. Cause de religion en grande partie je crois. |
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Eldera de Beauregard Baron, Baronne


Nombre de messages: 486 Age: 21 Lieu d'origine: Beauregard Date d'inscription: 03/11/2005
 | Sujet: Re: La médecine médiévale Mar 18 Juil 2006 - 11:50 | |
| Et oui... La religion a fait autant de mal que de bien à cette époque (peut être même dans certains cas plus de mal que de bien... ) . Remarque, il y avait quand même l'effet placebo ( prier un saint pour guérir... ) _________________ Oyez, voici venir la Duchesse. Craignez son épée et ses sorts vengeurs, mortels! Et bonne journée à tous.
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Percy Baron, Baronne


Nombre de messages: 350 Age: 19 Lieu d'origine: Pays de Galles Date d'inscription: 08/05/2006
 | Sujet: Re: La médecine médiévale Dim 23 Juil 2006 - 9:02 | |
| Et bien me voila plus informée, merci Eldera ^^ En parlant de barbarie, j'en reviens à Kaamelott (et oui encore  ), car dans l'un des épisodes Merlin utilise du gros sel pour soigner une enorme plaie au visage du roi Arthur...(ouïe ça pique) |
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Ace Chevalier de la Confrérie


Nombre de messages: 1452 Age: 36 Lieu d'origine: Auvergne Date d'inscription: 21/10/2005
 | Sujet: Re: La médecine médiévale Dim 23 Juil 2006 - 12:08 | |
| Petits compléments par rapport au travail formidable de Dame Eldera concernant la médecine: La médecine est donc l'apanage des clercs jusqu'au XIIème siècle, on parle de période obscure caractérisée par la stagnation et la stérilité. Une orientation noouvelle se dessines sous l'impulsion de certaine université, principalement Montpellier (pour la France) en 1220. Parmis les grands chirurgiens de l'époque citons: Henri de Mondeville (1260-1320) et Guy de Chauliac (1300-1368) qui s'illustra lors de l'épidémie de peste noire. Alors que l'Université de Paris est noyautée par l'Eglise et donc reste trop scolastique et dogmatique pour avancer, les chirurgiens (considéré comme de simples barbiers) se voient obligés de former des corporations. Le diagnostic reste encore très lié à l'allure de la fièvre, la qualité du pouls, l'aspect de la langue ou des urines. La thérapeutique se limite à la prescription de préparations végétales, de drogues, de saignées, de cautérisations ou de clystères (baumes et cataplasmes) ou à l'imposition des mains (Philippe Le Bel en possédait le talent par exemple). _________________ Ace, Chevalier de la Confrérie, Administrateur du site.AD HONORES |
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Eldera de Beauregard Baron, Baronne


Nombre de messages: 486 Age: 21 Lieu d'origine: Beauregard Date d'inscription: 03/11/2005
 | Sujet: Re: La médecine médiévale Dim 23 Juil 2006 - 13:53 | |
| Merci bien, Ace ! les Rois en général avait tous ce "pouvoir" de guérir n'importe qui qu'il touchait... pratique quand même. Cela n'a pas empéché la majorité des Rois de mourir de blessures mal soignées ou de maladies incurables pour l'époque, mais on ne va pas chipoter pour si peu...  _________________ Oyez, voici venir la Duchesse. Craignez son épée et ses sorts vengeurs, mortels! Et bonne journée à tous.
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Ace Chevalier de la Confrérie


Nombre de messages: 1452 Age: 36 Lieu d'origine: Auvergne Date d'inscription: 21/10/2005
 | Sujet: Re: La médecine médiévale Dim 23 Juil 2006 - 16:58 | |
| Yes, j'avais donné l'exemple de Philippe le Bel, car il est le plus cité dans nos livres d'histoire Chers amis Rôlistes: ce pouvoir d'imposition des mains conférés aux rois par leur essence divine est à la base du personnage du Paladin: Chevalier Chrétien capable de soigner les maux par la simple imposition de ses mains accompagnés d'une prière. _________________ Ace, Chevalier de la Confrérie, Administrateur du site.AD HONORES |
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Ace Chevalier de la Confrérie


Nombre de messages: 1452 Age: 36 Lieu d'origine: Auvergne Date d'inscription: 21/10/2005
 | Sujet: Re: La médecine médiévale Sam 3 Jan 2009 - 9:06 | |
| Précisions concernant le pouvoir de Thaumaturgie des rois de France : Ce pouvoir de guérison était applicable uniquement aux écrouelles (une glande tuberculeuse sous l'aine). C'est Philippe Ier qui en use le premier, mais ce pouvoir lui est semble t'il retiré à cause e ses péchés, mais les seuls textes retrouvés ne prouve pas d'utilisation avant Saint Louis et vers 1250. Le but est semble t'il de renforcer le pouvoir de roi, d'augmenter son prestige. Ce pouvoir s'acquiert lors du sacre au moment de l'onction. L'action de soins se déroule à la Basilique Saint Denis et le roi prononce la formule "Dieu te guérit, le roi te touche". _________________ Ace, Chevalier de la Confrérie, Administrateur du site.AD HONORES |
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Piotr Chambellan, Suivante


Nombre de messages: 120 Age: 23 Lieu d'origine: Région nantaise Date d'inscription: 24/01/2009
 | Sujet: Re: La médecine médiévale Mer 25 Mar 2009 - 14:58 | |
| Il me semble savoir qu'un bout coup sur la caboche pouvait faire office d'anestésiant?! Bon il est vrai que c'est une note d'humour! Quoiqu'il en soit, outre la médecine, ne faut-il pas oublier qu'en ces temps anciens, les soldats, guerriers ou autres mercenaires, blessés lors d'un combat devaient certainement souffrir énormément!Sans l'avoir vu de mes propores yeux, je suppose qu'un coup d'épée tranchait les chairs et laissait les combattant dans de triste état! C'est une question quelques peu idiote fallait-il être à l'époque, complétement croyant dans la médecine et la religion, pour guérir d'un bras tranché ou d'une infection plus grave encore? _________________ Laissons ouvert notre esprit au petit peuple...
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Wallace Chancelier, Chancelière


Nombre de messages: 427 Age: 23 Lieu d'origine: Dinan Date d'inscription: 04/01/2008
 | Sujet: Re: La médecine médiévale Jeu 26 Mar 2009 - 13:14 | |
| Je retrouve, le magazine "histoire et images médiévales" traitant du sujet et je réponds à votre question Messire Piotr. _________________ Chancelier de la Confrérie / Pays de Dinan
Pour l'Ecosse et les peuples celtiques, Haute sera mon épée et ma bravoure. Puisse ma lame trouver la faille.
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lunaewen Comte, Comtesse


Nombre de messages: 944 Age: 22 Lieu d'origine: quelque part entre Brocéliande et Avalon... Date d'inscription: 19/07/2007
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Dame Rivka Humble villageois


Nombre de messages: 13 Age: 18 Date d'inscription: 15/04/2009
 | Sujet: Re: La médecine médiévale Ven 17 Avr 2009 - 1:29 | |
| | Piotr a écrit: | | C'est une question quelques peu idiote fallait-il être à l'époque, complétement croyant dans la médecine et la religion, pour guérir d'un bras tranché ou d'une infection plus grave encore? |
Pourquoi ta question serait-elle idiote?!
A l'époque, moins on se rendait chez les médecins (exceptés certains savants juifs), mieux on se portait. D'autant que l'Eglise freinait le progrès, dont l'avancée de la médecine car, comme on dit :"Quieta non movere", il ne faut pas apporter le trouble là où règne la quiétude. Et de toute manière, si un homme meurt, c'est la volonté de Dieu. S'il périt dans d'atroces souffrances, c'est qu'il doit expié. Et quand bien même la médecine pourrait secourir les malades, quiconque s'oppose à la volonté de Dieu, quiconque tente d'interférer dans l'ordre naturel des choses, de défier les ordres de la Providence sera mal vu... ou perçu comme hérésiarque ou sorcier. Quant à la religion, elle accompagne chaque homme, jusqu'à la fin (vaudrait mieux pour lui et pour le salut de son âme, d'ailleurs!). On peut croire en elle, mais pas en la médecine. |
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