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 [EXPRESSION]

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MessageSujet: [EXPRESSION]   Dim 1 Jan 2006 - 10:56

"Construire des chateaux en Espagne" une expression que l'on utilise souvent de nos jours pour expliquer que l'on s'imagine des choses fabuleuses.
Guillaume De Lorris utilisait déjà cette expression dans son Roman de la Rose.
Il en fit usage pour expliquer que l'homme amoureux qui vient de rencontrer sa mie se met à faire des chateaux en Espagne.

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Lun 2 Jan 2006 - 20:49

CHATEAU MOITIE DETRUIT, CHATEAU MOITIE CONSTRUIT.

Dicton du Moyen Age qui n'était pas "une vérité de Lapalisse", mais une évidence architecturale. En effet, la construction d'un château était réellement importante par sa base et ses fondations, le château partiellement détruit en surface était trés prisé pour une reconstruction de ses enceintes, tours et défenses, trés rapidement sur pied...

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Mer 4 Jan 2006 - 10:08

A bride abattue
La «bride» est le «harnais placé à la tête du cheval et destiné à l'arrêter ou à le diriger, selon la volonté du conducteur». Une façon de laisser à la bête l'entière liberté de ses mouvements est naturellement de lui «laisser la bride sur le cou», symbole de parfaite non-directivité. On peut aussi «tourner bride» : faire un demi-tour complet, et généralement détaler dans le sens inverse.

À brule-pourpoint
sens : qui est soudain, pertinent et par surprise.
Au début des armes à poudre vers la fin du moyen age, il était courant que les artilleurs en portant à l'épaule leur canon à main, au moment de faire feu avec leur arme, abiment carrément leur pourpoint et y mettent feu, C'est ainsi que ces mésaventures d'arquebusiers nous ont valu la très brusque expression à brûle-pourpoint, qui veut dire à bout portant, pertinent et très soudain.

Aller au diable Vauvert
À l'époque médiévale sela signifiait s'engager dans une expédition dangereuse. Cette locution s'en tend particulièrement aujourd'hui dans le sens de aller chez le diable, partir en cavalle. Le château de Vauvert ou Val-Vert situé près de Paris, du côté de la barrière d'Enfer, avait été habité par Philippe-Auguste après son excommunication ; il passait depuis cette époque pour être hanté par des revenants et des démons. Saint Louis, pour désensorceler ce château, le donna aux Chartreux en 1257. Aller au diable Vauvert prends donc tout son sens.

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Mer 4 Jan 2006 - 10:40

A tour de rôle
À l'époque médiévale les édits étaient écrits sur des parchemins volumineux n'étant pas reliés mais roulés autour d'une tige de bois, d'où leur nom de volume (du verbe latin «volvo», je roule) ou leur nom de «rôle». Le «rôle» deviendra le registre sur lequel étaient inscrites dans l'ordre les affaires qui devaient passer devant un tribunal, chacune «à son tour de rôle».

Autant en emporte le vent
Rien ne restera, tout sera emporté. Ce proverbe mélancolique évoque l'aspect fugitif et dérisoire des choses humaines: amours, ambitions, désirs, tout est promis à disparaître, comme emporté par le vent. On trouve l’expression chez François Villon, qui en fait le refrain de l'une de ses Ballades. « Autant en emporte li vent »

Avoir maille à partir
Avoir un différend, être en conflit, être en contestation avec quelqu'un.
La maille dont il est question ici est une monnaie, la plus petite qu'il existait sous les Capétiens alors que partir signifiait partager. On ne pouvait donc pas la partager. Ceux qui devaient le faire finissaient toujours par se disputer.

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Mer 4 Jan 2006 - 10:42

Avoir un nom à coucher dehors
À l'époque médiévale, les personnes étaient jugées et classés dans les auberges selon leur nom. Les aubergistes de ce temps se fiaient sur celui-ci pour accomoder ou nom les clients. Ainsi, ceux qui avaient des noms de famille nobles pouvaient avoir accès à des chambres dans l'auberge alors que d'autres ne pouvaient pas. Ainsi selon son nom on pouvait refuser une personne d'où est née l'expression «avoir un nom à coucher dehors».

Avoir plusieurs cordes à son arc
Expression du XIIIe siècle où l'on n'avait, à l'époque, que deux cordes à son arc. Le sens de l'expression est : avoir plusieurs types de ressources, divers moyens d'action pour parvenir au résultat.

Avoir voix au chapitre
Être consulté, avoir le droit d'exprimer une opinion.
Le chapitre est l'assemblée des moines ou des chanoines lorsqu'ils se réunissent pour discuter de leurs affaires. Les moinillons, les serviteurs n'avaient pas voix au chapitre.

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Mer 4 Jan 2006 - 10:45

Battre sa coulpe
Battre sa coulpe signifie se repentir. Les pénitents manifestaient le remords qu'ils avaient de leurs fautes en se frappant la poitrine et en disant «mea culpa» car faute se dit culpa en latin.

C'est une autre paire de manche
sens : C'est une autre affaire.
Au Moyen Âge, les manches des vêtements n'étaient pas cousues de manière définitive, mais simplement ajustées au dernier moment. Les dames pouvaient, en signe d'attachement, remettre leur manche à leur chevalier qui l'arborait alors à sa lance ou à son écu lors des tournois.
Ce gage amoureux est devenu symbole d'engagement au point qu'on en ait oublié son origine aristocratique et galante.

Chercher noise à quelqu'un
Quereller quelqu'un souvent pour peu de chose.
Noise signifiait jadis : querelle bruyante, dispute.
Aujourd'hui, le mot noise ne subsiste que dans cette expression.

Un coup de Jarnac
Sens : Traîtrise, coup bas inattendu.
Lors d'un duel entre Guy Chabot, comte de Jarnac, et François de Vivonne favori du roi Henri II, Jarnac entailla inopinément et traîtreusement le jarret de son adversaire. Le roi pardonna au comte, car celui-ci avait tout de même préservé la vie de Vivonne. Ce dernier, rageur et honteux, arracha les bandages protégeant sa blessure et en mourut trois jours plus tard.

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Mer 4 Jan 2006 - 10:48

Crier haro sur quelqu'un
Crier haro sur quelqu'un signifie manifester énergiquement sa réprobation, l'accuser et réclamer un châtiment pour la personne en question. «Haro! Haro!» était le cri que l'on entendait lorsqu'un badaud se faisait couper sa bourse ou un chevalier arracher son manteau.

Croquer marmot
Sens moderne : Attendre, faire le poireau en se morfondant.
Sens ancien : Croquer voulait dire «frapper». Et croquer le marmot signifiait cogner avec impatience le heurtoir de la porte. Alors cela n'a rien à voir avec un Ogre qui voudrait manger un petit enfant (croquer un marmot) où une marmotte qui serait fort difficile à croquer je l'avoue .

Dans son for intérieur
Le forum désignait la place publique. Au Moyen Âge, le mot pris le sens technique de juridiction et surtout juridiction ecclésiastique (pouvoirs de l'Église, en matière de justice, et leur étendue.) On distinguait le for intérieur (l’Église pouvait sanctionner les fautes commises par le biais de la confession et des pénitences), du for extérieur (toutes les affaires touchant à la religion, de près ou de loin, étaient jugées par des tribunaux ecclésiastiques). La distinction changea peu à peu de sens avec les siècles : for intérieur étant notre conscience qui nous juge, le for extérieur, les institutions, juges et tribunaux.

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Mer 4 Jan 2006 - 10:50

De bon aloi
Sens moderne : de bonne qualité.
Sens ancien : Une pièce d'or ou d'argent devait être de bon "aloi". Ce mot provient en fait du verbe "aloyer", forme ancienne du verbe "allier" : l'aloi est donc l'alliage d'une pièce, c'est à dire la proportion de métal précieux qu'on y retrouve. À l'époque médiévale chaque seigneur pouvait frapper monnaie et pour s'assurer qu'une pièce était "de bon aloi", on pouvait la faire "sonner" sur une surface dure : le son rendu permettait au banquier de distinguer une fausse pièce d'une vraie. Mais beaucoup plus sûr était l'usage du "trébuchet", petite balance de précision pour peser les monnaies. D'où l'expression "espèces sonnantes et trébuchantes".

Une denrée
Sens moderne : Produit comestible servant à l'alimentation comestible de l'homme ou du bétail. On retrouve habituellement ce mot dans les expressions denrée périssable, denrée sèche, denrée rare.
Sens médiéval : Au XIIIe siècle cela servait à désigner une marchandise de la valeur d'un denier, principalement une mesure de pain qui sous St-Louis prenait le nom de denrée. À cette époque on retrouvait dans les grosseurs de pain :
    le denrée, pain vendu au prix d'un denier
    le doubleau vendu deux deniers
    le demie vendu le prix d'une obole = 1/2 denier.

Il n'est fait aucune mention du poids des pains à cette époque, parce qu'on se basait, à ce sujet, sur le prix du blé qui faisait forcément varier la grosseur des pains. Le pain doubleau devait être vendu pour le prix de six deniers les trois; le pain denrée devait être vendu six deniers les six. Quant au pain demi il était vendu pour le prix d'une obole.

Dieu reconnaîtra les siens
Lors de la croisade contre les cathares, des hérétiques du sud de la France, le légat du pape Arnaud Amaury se présente devant Béziers le 22 juillet 1209., L'assaut est donné par l’armée. La ville tombe et Arnaud Amaury commande à ses hommes, qui ne savaient comment reconnaître les bons chrétiens des hérétiques : «Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens !»
Mot historique devenu proverbe, on l’emploie chaque fois qu'un châtiment frappe indifféremment innocents et coupables.

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Mer 4 Jan 2006 - 10:54

Entrer en lice
Sens : s'apprêter à combattre, s’engager dans une compétition, intervenir dans un débat.
Les lices étaient les espaces clos où avaient lieu les tournois à proximité des châteaux. La cour intérieure de ceux-ci était souvent exiguë et toujours encombrée de petits bâtiments: écuries, chenil, four, puits...

Être sur la sellette
Sens : être exposé au jugement d’autrui, à la critique ou se trouver en position délicate.
La sellette était le petit banc de bois sur lequel s'asseyait l'accusé interrogé par ses juges. Le siège était très bas pour des raisons psychologiques et symboliques. L’accusé se trouvait dans une posture tout à la fois inconfortable et humiliante.

Faire amende honorable
Sens : présenter ses excuses, reconnaître qu'on a eu tort.
Au Moyen Âge, à l'époque où peu de gens savaient écrire tout entente se joue sur la parole donnée, sur l'honneur engagé, bref la réputation. Ainsi celui qui commet un crime, manque à sa parole envers son Dieu, son pays, son roi, doit rétablir son honneur en tout premier lieu en amendant celle-ci. Amende honorable prends donc sens de laver son nom en avouant la vérité et demandant pardon à tous. Une faute avouée étant à moitié pardonnée, l'amende honorable pouvait être accompagnée de châtiments publics afin qu’ils servent d'exemples. Les hérétiques ou ceux qui étaient accusés de sorcellerie, étaient condamnés à reconnaître solennellement leurs fautes «faire amende honorable» avant d'être brulé vif.

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Mar 10 Jan 2006 - 17:22

FRANCHE AUMONE

Donation faite à un établissement religieux sans autre obligation de sa part que des prières.

Ce statut se rapprochait de celui de l'Alleu.

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Mar 10 Jan 2006 - 17:25

FRANCO-PROVENCAL

Hé oui, ce n'est pas une expression actuelle, elle existait bien, déjà... Se dit d'un ensemble de dialectes présentant un mélange de traits phonétiques français et provençaux.

Ils étaient parlés en DAUPHINE, SAVOIE, SUISSE ROMANDE, BRESSE, LYONNAIS et FOREZ.

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Mar 10 Jan 2006 - 17:30

FRANC-ARCHERS

Expression plutôt en fin de moyen Age... vers XVème

Milice de combattants à pied, instituée par Charles VII en 1448.

Désignés parmi les non nobles à raison d'un par paroisse. Cette expérience ne fut pas concluante, trop mauvais soldats ils furent supprimés et 1480.

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Mar 10 Jan 2006 - 17:34

L'HOMMAGE EN MARCHE !

Voulait dire "en frontière", coutume pratiquée aux frontières de la Normandie et aux confins Champagne Bourgogne, destinée à assurer la paix entre Princes limitrophes et ayant aussi, dans le premier cas, une signification vassalique.

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Mar 10 Jan 2006 - 17:52

AVOIR SOIN DE CONREER

XI-XIIème. Conreer signifiait réparer.

EN CONTRE

Allez en face de quelque chose ou de quelqu'un, à noter que nous avons toujours à ce jour à "l'encontre" qui est assez similaire. Estimé aussi vers le XIème et XIIème siècle.

Nota dans CONTRE, le mot seul, il signifiait déjà "a côté".

HUE !

Expression qui signifiait non pas "en avant" mais "à droite".

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Mar 10 Jan 2006 - 17:59

FAIRE HOMMAGE LIGE

C'était l'hommage prêté au seigneur auquel on se devait en priorité.

AVOIR LICENCIA UBIQUE DOCENDI

Sorte de diplôme délivré aux étudiants des écoles supérieures (STUDIA GENERALIA) et qui donnait le droit d'enseigner partout.

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Mer 11 Jan 2006 - 12:27

Permettez moi, messire Porthos, d'ajouter ma pierre à l'ouvrage, avec ces quelques expressions concernant l'"homme", trouvant source dans l'antiquité, et figées dans la langue orale au Moyen-Age:

-Humus, en latin, désignait l'homme, mais aussi le lien qui le lie à la terre et à la nature. Par une généralisation de son sens, Humus s'est peu à peu cantonné à ne désigner que la terre, mais a engendré un nouvel adjectif, Humble, qui qualifia lui les paysans, "proches de la terre.

-Homo, en grec, qui désignait aussi l'homme, a donné au Moyen-Age le mot On, désignant l'homme neutre, banal: "l'on dit que vous chantez fort bien" sous-entend "l'homme banal, la rumeur générale, dit que..." Et quand les lettrés de la Renaissance, comme Richelieu, et plus tard les Encyclopédistes, décidèrent de fixer la grammaire française, le "on" trouva sa place dans les pronoms personnels, pour qualifier un individu neutre et général.

-Ner, racine indo-européenne qui a donné Nero en latin, et Andros en grec, désignait l'homme dans sa virilité, dans sa bravoure. Au Haut Moyen-Age, est apparu en France le prénom André, et son équivalent anglais Andrew, prénoms emprunts de cette "virilité" grecque...

-En Europe du Nord, c'est le mot Viro qui désignait l'homme. Le mot celte Werewulf, apparu en Angleterre, ainsi que son équivalant gaulois Garou, désignaient tout deux "l'homme-loup" des légendes... Loup garou est en vérité un pléonasme qui trouve son origine dans le parler populaire du Moyen-Age, une erreur de langage qui a traversé les ages et esquivé le filet des grammairiens de la Renaissance, pour se retrouver dans notre parler actuel.

A propos de ce Garou, justement : il réunit "gars", l'homme, le quidam, et "rou" qui, avec "bzou" "lou" "ou" et bien d'autres, désigne le loup, et ne sont autres que les onomatopées de son cri...

Viro a également donné le goth Wair (l'homme), qui lui même à engendré le mot World au Moyen-Age, désignant l'ensemble des homme. Par une généralisation de son sens, il désignera au Moyen-Age le "monde" tout entier, et plus seulement l'homme.
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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Mer 11 Jan 2006 - 17:20

OUBLIETTE : Fosse d'aisance, orifice avec conduit étroit, LATRINES.

Les aménagements de bois ayant depuis longtemps disparus, en découvrant ces longs conduits on aima croire qu'il s'agissait de pièges dans lesquels on précipitait le prisonnier.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette croyance populaire et reprise trés sérieusement par des historiens est antérieur à la révolution française.

Alors qu'il fut réellement découvert un piège de ce type (un seul) et qui ne ressemblait en rien aux pauvres latrines... mais franchement un truc dégueu, bon, n'ayant pas de mot pour le désigner (cachot étant inadapté) on finit par le baptiser "celle" de Pierrefonds Oubliette...

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Jeu 12 Jan 2006 - 11:28

Faire le Jacques
Sens : se conduire stupidement, faire l'idiot.
Jacques était le nom donné à l’idiot du village et Jacques Bonhomme, celui du paysan, considéré traditionnellement comme lourd et nigaud. L’expression fait donc aussi allusion à la prétendue bêtise des paysans.
Donc rien à voir avec "Faire le Jack" que l'on connapit maintenant Laughing

Faire Ripaille
Sens : faire bonne chère, mener joyeuse vie.
Avant de devenir pape en 1439, le duc de Savoie Amédée VIII s'était retiré au prieuré de Ripaille pour se faire ermite. Lui et ceux des seigneurs de sa cour qui l'avaient suivi n'avaient d'ermite que le nom, car ils négligèrent complètement, pendant tout le temps de leur résidence, de se livrer aux austérités du cloître. Tous ceux qui étaient admis dans ce séjour de plaisirs, disent les biographes, étaient logés avec magnificence ; les mets les plus exquis couvraient leur table : ils vivaient plus en honnêtes épicuriens qu'en véritables ermites. Ils portaient néanmoins ce nom, parce qu'ils avaient exclu les femmes de leur société et qu'ils laissaient croître leur barbe comme les capucins. Leur habit était moins rude que celui de ces religieux ; c'était un drap gris très-fin, un bonnet d'écarlate, une ceinture d'or et une croix au cou de la même matière. Amédée jouissait d'un repos voluptueux dans cette maison de délices et de mets princiers faisant ainsi bombance et bonne ripaille.

Gagner ses éperons
Sens : obtenir une situation plus élevée, prendre du galon.
Lors de son adoubement, le nouveau chevalier recevait les armes, signes de son état : l'épée et les éperons symboles de son rôle de guide et de chef.

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Jeu 12 Jan 2006 - 19:27

Dis moi Ace, je peux me tromper, mais j'ai "Ripaille" en expression XIème, est-ce qu'en fait le mot serait plus tardif?

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Ven 13 Jan 2006 - 8:47

Porthos a écrit:
Dis moi Ace, je peux me tromper, mais j'ai "Ripaille" en expression XIème, est-ce qu'en fait le mot serait plus tardif?


Je n'ai pas de précision la dessus Porthos, j'ai cette histoire en mémoire, mais peut être que l'expression existait déjà avant et que le nom du prieuré est une simple coincidence ou que cette histoire est une légende faite pour casser du pape... Si tu as une autre référence vas y.
Cela ne pourra qu'améliorer le topic.

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Ven 13 Jan 2006 - 10:26

A noter aussi...

A la queue leu leu

Aujourd'hui l’expression signifie «l'un derrière l'autre».
Leu est la forme ancienne du mot loup (parfois lou). A la queue leu leu devrait donc se lire à la queue du loup le loup.
Cette expression signifiait donc "en bande", "en troupe", mais avec une connotation inquiétante. On pouvait l'utiliser aussi pour exprimer le fait que lorsqu'on voyait un premier loup, les autres n'étaient pas loin (tous comme les bandits, les ennemis...)

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Ven 13 Jan 2006 - 10:30

Une autre expression assez amusante

Travailler au noir

Aujourd'hui, cela signifie travailler illicitement.
Mais cette expression prenait tout son sens au moyen-âge : en effet les corporation de métier exigeait que le travail soit fait à la lumiére du jour mais, pour produire plus, certains artisans faisaient travailler leurs ouvriers quelques heures supplémentaires ... la nuit, à la lumiére de chandelles, ce qui était interdit par la loi. D'où l'expression "travailler au noir", dans le noir.

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Ven 13 Jan 2006 - 10:35

Cette fois-ci, j'abandonne un peu ma doctrine féministe!

Tomber en quenouille

Au Moyen Âge, les femmes n'étaient pas exclues de la propriété. Elles pouvaient en particulier hériter de biens, mais elles se contentaient le plus souvent de les transmettre à leur époux sans les gérer elles-mêmes. Le suzerain se réservait même jalousement le droit de marier à son gré les héritières de ses vassaux, quand elles étaient orphelines. Il était donc assez rare qu'une femme puisse rester indépendante et s'occuper elle-même des biens dont elle avait hérité et que l'on disait «tombés en quenouille». La quenouille, qui servait à filer, étant l'instrument féminin par excellence. Et comme les femmes passaient pour être de piètres gestionnaires, «tomber en quenouille» ne tarda pas à signifier «tomber à l'abandon, cesser d'être utilisé».

Tenir le haut du pavé

Aujourd'hui, cela veut dire être[/size] haut placé. Là aussi cette expression trouve son sens au moyen-âge,puisqu'il n'y avait pas de trottoirs et les rues étaient légèrement en pente pour que les eaux sales puissent s'écouler au milieu. Les passants qui marchaient près de ce ruisseau risquaient toujours de se salir ou d'être éclaboussés jusqu'aux mollets (de choses fort peu ragoutantes, précisons-le.). C'est pourquoi on laissait par politesse la meilleure place, le long des maisons, aux personnes haut-placées, de qualité.

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Ven 13 Jan 2006 - 10:56

Merci belle Dame !!

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Ven 13 Jan 2006 - 14:18

C'est vrai que c'est interessant tout ça !
En voici quelques autres, donc.

Decouvrir le pot aux roses
Aujourd'hui, veut dire découvrir le fin mot de l'histoire, le secret, la réalité cachée.
En réalité c'est un expression très ancienne dont on ne sait pas grand chose.
Soit pot à fard à joues : Le trouver suppose qu'on connaisse bien la femme qui le possède et qu'elle n'ait plus de secret à cacher.
Soit essence de rose - produit rare et précieux dont les parfumeurs auraient soigneusement dissimulé les procédés de fabrication. Le pot aux roses serait l'appareil permettant de distiller ce parfum de luxe.
Soit une poudre produite par les alchimistes au cours de l'une de leurs opérations. Ici, le pot aux roses serait la cornue alchimique, objet bien caché s'il en fut.


Mettre Flamberge au vent
Invitation ironique à tirer l'épée et à se jeter dans la bataille sans réfléchir. À l'époque des chansons de geste, il y avait quatre vaillants chevaliers : les Quatre Fils Aymon. L'aîné des quatre frères s'appelait Renaud de Montauban. Il possédait une épée prestigieuse, Froberge, aussi redoutable que Durandal, celle de Roland. Au cours des siècles, le nom de Froberge devint un nom commun et s'altéra en flamberge, sans doute sous l'influence des mots flamme, flamboyer, etc. L'expression n'est plus utilisée aujourd'hui qu'ironiquement principalement pour se moquer des démonstrations spectaculaires d'héroïsme.
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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Mer 29 Nov 2006 - 22:58

Conter fleurette ^^

J'ai trouvé pour cette expression, plusieurs définitions, à vous de choisir celle que vous pensez être la bonne

Tout d'abord d'après mes cours, cette expression signifie au moyen age, fair la cour à une belle, lui raconter les romans courtois et parler de l'amour courtois dans un jardin du château. Or à cette époque les jardins sont remplis de fleur et consacré avant tout aux loisirs.

Au XVème siècle les florettes étaient des pièces de monnaie frappées sous le règne de Charles VI, et dont l'un des ornements était des fleurs de lys.Ainsi, on serait passé de l'expression compter florette à conter fleurette. Certains diraient alors que s'attirer les faveurs d'une femme tiendrait plus au finances qu'on engage dans l'art de séduire que dans les subtilités du langage.

On peut s'en remettre alors à une origine linguistiquement plus convaincante : le verbe fleuretter, au XVIème siècle, signifiait "dire des balivernes", et le terme fleurettes désignait des "bagatelles".
Le rapprochement avec notre expression n'est donc pas difficile à faire, même s'il applique une connotation hypocrite au discours du "Galant", puisque les termes dont il fleurirait le discours destiné à sa Belle ne seraient que balivernes

Effeuiller la marguerite

A l'origine, l'expression est venu du petit jeu que toute jeune fille ou presque connaît, et qui consiste à ôter les pétales d'une marguerite, une à une, en chantonnant "Il m'aime : un peu... (1er pétale)... beaucoup (2ème et ainsi de suite)... passionnément... à la folie... pas du tout..." et recommencer jusqu'à ce que chaque pétale ait été arraché, le dernier pétale indiquant les sentiments de celui auquel on pensait.
L'expression s'étend plus concrètement aux propos galants tenus pour tenter de séduire (voir compter fleurette). De manière plus poussée encore, ce jeu amoureux peut s'entendre dans une acception plus 'physique', "l'effeuillage" ne s'attachant plus aux pétales d'une fleur, mais aux vêtements d'une femme. Si l'on sait que pour certains la marguerite peut désigner argotiquement le sexe féminin, on peut entrevoir une signification encore plus osée... Pour en revenir à des propos plus 'botaniques' et parce que si l'on se trompe de fleur le « résultat » de l'effeuillage risque d'être faussé, apprenez que la "marguerite" regroupe plusieurs variétés de fleurs : les Bellis ou "Pâquerette", Leucanthemum ou "Leucanthème", Chrysanthemum ou "Chrysanthème", et Matricaria ou "Matricaire.
Qui trop embrasse mal étreint
Ce proverbe date du XVème siècle.

La première version, "Qui trop embrasse pou (peu) estraint" (XIIIème siècle) a été modifiée ('mal' a remplacé 'pou'), rendant ainsi la sonorité plus judicieuse.

L'image de la séduction fait référence à celles et ceux qui se lancent dans des aventures amoureuses concurrentes, ne parvenant alors à s'investir pleinement dans aucune. Cette leçon peut être retenue dans d'autres domaines, moins romantiques, mais tout aussi sensibles...

Avoir le béguin pour quelqu'un

Expression du 18ème siècle qui est une forme dérivée d’un verbe plus ancien : embéguiner (se mettre dans la tête, se coiffer de…).
Le "Dictionnaire étymologique de la langue françoise" nous explique que le béguin était une coiffe de toile utilisée pour se couvrir la tête, au 13ème siècle, par les béguines (femmes pieuses menant une vie semi-religieuse en communauté mais sans prononcer de vœux, mouvement spirituel qui se multiplia du nord de la France aux Pays-bas principalement).
Nos aïeux en ont fait dériver le verbe embéguiner. Une façon de se moquer de ces jeunes filles que l’on jugeait trop faciles à convaincre, par persuasion et cajoleries, de se consacrer à la religion et prendre le béguin.
"L’histoire des Evêques de Liège" rapporte encore plus précisément que c’est avec un certain Lambert le Bégue (un "homme de bien" comme on disait à l’époque) que tout avait commencé : Il laissa mémoire de ses facultés presque miraculeuses à éveiller chez de très nombreuses femmes l’appel de Dieu... et donc du béguin (enfin de la coiffe !).
Dans "Le Trésor de la Langue Française Informatisé", on suit la transformation de ce verbe par le biais de l’argot, au 18ème siècle, pour donner l’expression Avoir le béguin… Ainsi, du terrain religieux le sens a glissé (en pente douce ? Nul dictionnaire ne nous le dit) sur le terrain des amours pour exprimer l’aveuglement et la faiblesse de qui se laisse trop vite prendre par la passion. Il est vrai qu’un bonnet, ça glisse facilement sur les yeux et que l’on y voit plus guère…
Le débat sur l’origine étymologique de béguin/embéguiner prend toute sa saveur quand on découvre que certains l’interprètent un peu (ou beaucoup) autrement :
- "Le Dictionnaire Historique et biographique de la Suisse" nous rapporte que la mot Béguina apparaît en 1223 dans les registres de Cologne. Il s’agissait d’un synonyme de pinzochera/pinzochero , terme italien désignant les pénitents mariés et qui finit par s’appliquer aux femmes célibataires ou veuves (celles qui seront habilitées à faire parties de ces communautés semi-religieuses).
- "Le Dictionnaire Historique de la Langue française" nous parle des verbes néerlandais : begart et beggen signifiant bavarder. Ces femmes n’étant imposées ni aux vœux ni aux règles de silence, on leur aurait vite attribué un surnom moqueur, béguines dont l’équivalent serait aujourd’hui celui de bigotes bavardes.
- Dès le 13ème siècle, l’Eglise et notamment les franciscains se sont inquiétés des prétentions d’indépendance théologique et communautaire de ces femmes dont certaines furent même brûlées comme hérétiques. Le mépris du Clergé à l’égard de leurs prétentions intellectuelles sur les textes saints va gagner la population qui raillera leur façon (proche du bégayement) de marmonner sans cesse les prières en les nommant béguines. Ce terme dériverait donc alors du radical begg à la base du verbe français bégayer .
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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Mer 29 Nov 2006 - 23:15

Jouer la première manche, la deuxième manche et la Belle.

Retour à la mode des manches lacées et non cousues, lorsqu'un chevalier voulait représenter une dame lors d'un tournoi, il pouvait réclamer une manche de sa tenue, et la demoiselle la nouait au bras ou sur le cimier du champion. Mais si deux chevaliers voulainet ses faveur, il leur fallait jouter.
Le gagant, avait la première manche, pour être sur, on jouait la seconde, et si chacun des chevaliers avait une manche... On jouait pour la Belle.


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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Jeu 30 Nov 2006 - 8:56

Rana a écrit:
Conter fleurette ^^

J'ai trouvé pour cette expression, plusieurs définitions, à vous de choisir celle que vous pensez être la bonne

Tout d'abord d'après mes cours, cette expression signifie au moyen age, fair la cour à une belle, lui raconter les romans courtois et parler de l'amour courtois dans un jardin du château. Or à cette époque les jardins sont remplis de fleur et consacré avant tout aux loisirs.

Au XVème siècle les florettes étaient des pièces de monnaie frappées sous le règne de Charles VI, et dont l'un des ornements était des fleurs de lys.Ainsi, on serait passé de l'expression compter florette à conter fleurette. Certains diraient alors que s'attirer les faveurs d'une femme tiendrait plus au finances qu'on engage dans l'art de séduire que dans les subtilités du langage.

On peut s'en remettre alors à une origine linguistiquement plus convaincante : le verbe fleuretter, au XVIème siècle, signifiait "dire des balivernes", et le terme fleurettes désignait des "bagatelles".
Le rapprochement avec notre expression n'est donc pas difficile à faire, même s'il applique une connotation hypocrite au discours du "Galant", puisque les termes dont il fleurirait le discours destiné à sa Belle ne seraient que balivernes


Concernant cette expression, j'ai une autre explication. Je ne sais pas si elle est véridique ou si elle fait partie de la légende, mais en touts cas elle est très belle.

En fait Henri de Navarre (furur Henri IV) habitait dans sa jeunesse à Nérac (aujourd'hui sous préfecture du Lot & Garonne) capitale du Béarn. (On peut y voir dans son chateau aujourd'hui, son berceau qui n'est autre qu'une carapace de tortue). Le chateau se trouve au bord de la Baïse avec de magnifiques jardins (aujourd'hui ouvert au public). Dans ces jardins aujourd'hui il ya une très belle fontaine dans une grotte avec une statue a l'effigie d'une certaine Fleurette et une plaque commémoratrice et un petit laiius.
La légende raconte que Fleurette était Lavandière et lavait son linge dans la Baïse. Henri De Navarre (surnommé le Vert-Galant pour son attirance pour les jeux de la séduction), poursuivit la lavandière de ses assiduités et Fleurette tomba sous le charme du jeune Henri. Hélas, Henri la délaissa et la douce Fleurette se suicida. L'expression "Conter Fleurette" viendrais de cette histoire et donc signifie "Faire la cour".

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Dernière édition par le Jeu 30 Nov 2006 - 13:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Jeu 30 Nov 2006 - 11:33

vi j'avais trouvé cette histoire aussi et je l'avais trouvé touchante et moult romantik ^^
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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Jeu 30 Nov 2006 - 13:12

Cela faisait pas mal de temps de j'essayais de trouver les origines de cette expression....

Merci pour cette info Messire Ace....

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Jeu 30 Nov 2006 - 13:20

messire ace vous avez écrit compter fleurette au lieu de conter fleurette...ou alors Henri comptait beaucoup Fleurette? Embarassed

très jolie légende et explication en tout cas...

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Jeu 30 Nov 2006 - 13:33

fée viviane a écrit:
messire ace vous avez écrit compter fleurette au lieu de conter fleurette...ou alors Henri comptait beaucoup Fleurette? Embarassed

très jolie légende et explication en tout cas...


Merci fée viviane...c'est corrigé...nonobstant, le vert-galant était bien un gros collectionneur Wink

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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Dim 31 Déc 2006 - 14:11

DIEU DÉPLUME SES ANGES

Utilisé lorsque les flocons qui tombent sont gros et duveteux. Les paysans s'amusaient à les nommer ainsi, ce disant qu'ils n'étaient pas les seuls à tramer dur. Encore aujourd'hui (au Québec du moin) ont appele encore cette neige "plumes d'anges".
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MessageSujet: Re: [EXPRESSION]   Lun 5 Fév 2007 - 12:56

Bon alors je vous préviens ce n'est ABSOLUMENT pas une expression utilisée de nos jours, mais Allez chanter avec les reinettes était une expression assez courante au moyen-âge dans certaines régions et signifiaient s'en aller sans trop savoir ou l'on va, partir sur les chemins sans but...

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