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 La condition des Femmes au Moyen Âge

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Porthos
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MessageSujet: La condition des Femmes au Moyen Âge   Mar 22 Nov 2005 - 17:22

Diane de Brocéliande a écrit:
D'une, je ne m'y connais pas beaucoup au niveau médiéval : je m'y étais inscrite pour apprendre...

Belle Dame,
Je ne suis pas, hélas, trois fois hélas, assez savant pour vous donner satisfaction dans toutes vos curiosités sur cette merveilleuse époque. Ceci-dit, j'aimerais vous donner quelques précisions, que vous connaissez, sans doûte, mais qu'il me plait de vous écrire pour vous être agréable. Savez-vous que :

Sur la totalité des territoires d'Europe ou d'ailleurs, seul le Royaume de France couronnait une Reine comme un Roi ce qui voulait dire que l'on attachait autant de valeur à l'un qu'à l'autre. Ce qui donne et explique, en règle générale, le comportement des hommes à l'égard de la femme dans la société médiévale. Les conséquences en seront terriblement bénéfiques pour cette longue période, économiquement et culturellement.

Protégée et soutenue par l'Eglise, la femme tient sa majorité à 12 ans, alors que l'homme ne l'est que deux ans plus tard... à 14 ans.

Serviteur, Madame.quot;Diane de Brocéliande"] D'une, je ne m'y connais pas beaucoup au niveau médiéval : je m'y étais inscrite pour apprendre... [quote]

Belle Dame,
Je ne suis pas, hélas, trois fois hélas, assez savant pour vous donner satisfaction dans toutes vos curiosités sur cette merveilleuse époque. Ceci-dit, j'aimerais vous donner quelques précisions, que vous connaissez, sans doûte, mais qu'il me plait de vous écrire pour vous être agréable. Savez-vous que :

Sur la totalité des territoires d'Europe ou d'ailleurs, seul le Royaume de France couronnait une Reine comme un Roi ce qui voulait dire que l'on attachait autant de valeur à l'un qu'à l'autre. Ce qui donne et explique, en règle générale, le comportement des hommes à l'égard de la femme dans la société médiévale. Les conséquences en seront terriblement bénéfiques pour cette longue période, économiquement et culturellement.

Protégée et soutenue par l'Eglise, la femme tient sa majorité à 12 ans, alors que l'homme ne l'est que deux ans plus tard... à 14 ans.

Serviteur, Madame.
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MessageSujet: Re: La condition des Femmes au Moyen Âge   Mar 22 Nov 2005 - 20:05

Oui mais aucune femme ne pouvait gouverner en son nom propre de par la loi Salique.
Et m'est avis que cette dérive de notre histoire fait aussi que nous soyons en retard actuellement pour laisser aux femmes plus de postes de pouvoir comme cela se voit en Angleterre, en allemagne ou aux states.

A méditer..........

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MessageSujet: Re: La condition des Femmes au Moyen Âge   Mar 22 Nov 2005 - 22:00

Ace a écrit:
Oui mais aucune femme ne pouvait gouverner en son nom propre de par la loi Salique.
Et m'est avis que cette dérive de notre histoire fait aussi que nous soyons en retard actuellement pour laisser aux femmes plus de postes de pouvoir comme cela se voit en Angleterre, en allemagne ou aux states.A méditer..........

Non, non, non... bien au contraire, la liberté de la femme à l'époque médiéviale était bel et bien ici. Il faut bien comprendre que la seule puissance qui a luttée pour la protection et le respect de la femme dés le VIIIè, voire le IXè c'est l'Eglise. Une alliée de taille allant contre les unions imposées et protégeant les véritables engagements l'un pour l'autre.

En contre-partie, la place tenue par les femmes dans l'Eglise aux temps féaudaux est trés importante, il n'était pas rare, au contraire fréquents que des monastères d'hommes soient placé sous des magistère de femmes !

Les femmes ont donc eus pendant plusieurs siècles d'importants privilèges, elles sont considérée comme l'égale de l'homme (déjà) rien à voir avec la loi salique, cette mesure politique réservé au trône et seule exception (ne l'oublions pas) sur le statut de la femme en général.

- Elle votent dans les assemblées urbaines
- Elles votent dans les communes rurales
- Le choix de fiançaille ou de sa ruptire est à la liberté de chacun
- Choix du mariage et interdiction d'obligation parentale
- En cas de difficulté elle a recours au mariage clandestin
- Le divorce était interdit mais la séparation officielle autorisée
- la femme peu faire un testament et signer un contrat
- Elle est présente quand son mari signe un contrat
- Elle paye des impôts sur ses propres revenus
- En cas de veuvage elle peut reprendre l'affaire de son mari...
- Etc...

Je pourrais continuer, l'ami, mais ces quelques exemples suffisent pour démontrer que ce que la femme a perdue peu à peu (vers la fin du XIIIème environ) elle ne le récupère que de jours, et encore...

Ce n'était pas le paradis, ne soyons pas naïf, mais une époque franchement révolutionnaire. C'est ça le moyen Age que l'on nous disait "siècles obscures", pas opposition à la renaissance des uns et le siècle des lumières des autres. En fait, la période médiéval ce fut, en gros, un peu plus de trois cent ans de créations, d'innovations et d'ingéniosité qui fit le grenier du pays, puisé puis vidé ultérieurement.

Je pense que nous pouvons aimer ces siècles, ses prêtres, paysans et Barons qui ont fait ce qu'il à été.

Tu vois, j'avais prévenu, je suis un passionné.... MdR!
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MessageSujet: Re: La condition des Femmes au Moyen Âge   Mer 23 Nov 2005 - 7:46

Au niveau des avancées je te rejoins entièrement. Cela est fort bien expliqué dans "Moyen Age" de Georges Duby.
Et il est vrai que la loi Salique est une esquive juridique pour une récupération du trône.

Merci de ces précisions.

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MessageSujet: La condition des Femmes au Moyen Âge   Ven 10 Nov 2006 - 14:31

Certains passages sont assez crus, mais je n'ai pas voulu les censurer par souci d'authenticité et non pas pour choquer...
Toutefois, à la demande, je peux revoir ma copie...
Godefroy



"Que ce soit à travers le "jeu" de la courtoisie ou le mariage, la femme
du Moyen-Âge demeure un objet. Investigatrice du péché originel, on
soupçonne la femme de porter l'hérésie, de porter le maléfice, le poison.
Le sexe féminin est considéré impétueux, incapable d'assouvissement et
dévorant. Les chevaliers n'ont qu'un seul remède pour vaincre ces
corrompues et corruptrices (Ève) : le mariage. En effet, ce dernier
désarme totalement la femme en la rendant mère. Pour elle, une
grossesse n'attend pas l'autre, et ce, avec une chance sur deux d'en
mourir. Ceci favorise... la polygamie."

La femme idéale au Moyen Age...

À partir du XIIième siècle, la femme idéale doit être élancée, avec la
taille mince, les jambes longues, la poitrine haute et petite (les gros
seins sont bannis: les femmes qui ont une trop forte poitrine doivent la
bander). Cette silhouette évolue ensuite pour prendre la forme incurvée
d'un S: la tête légèrement inclinée vers l'avant, la poitrine effacée, le
ventre et les hanches projetés vers l'avant.

Le mariage au Moyen Âge...

Le modèle du mariage chrétien, basé sur une relation monogamique
indissoluble, est une invention médiévale qui date du treizième siècle. Il
s'agit en théorie d'un mariage unique, avec consentement des deux
personnes et sans possibilité de divorce. Cependant, la théorie fut bien
souvent différente de la réalité. Ainsi, ce sont les familles (parents) qui
unissent les enfants, et ce, dès l'âge de douze ans pour les femmes et de
quatorze ans pour les hommes. Les jeunes couples se mariant sans le
consentement des parents courent le risque d'être déshérités. Autant du
côté des classes "inférieures" que du côté des classes "élevées", le choix
des parents dicte les liens matrimoniaux.

Il faut cependant faire une distinction entre les différentes classes
sociales, le mariage est un moyen de renforcer des aliances pour la
noblesse, un moyen d'assurer et renforcer le capital pour la bourgeoisie,
et dans ces milieux le mariage est souvent/parfois un arrangement
entre famille. Chez le peuple point de ces soucis et le mariage d'amour y
est plus fréquent.

De plus, le mariage n'est pas si "indissoluble" en réalité qu'en théorie.
Ainsi, il est fréquent que les hommes de noblesse aient des concubines
qui donnent parfois naissance à ce que l'on appellera au onzième siècle
des bâtards. Si l'épouse est incapable de donner naissance à un héritier,
ces bâtards peuvent parfois hériter de leur père. L'épouse en question,
stérile ou ne donnant naissance qu'à des filles, peut aussi être répudiée
par son mari, ce dernier voulant s'assurer une descendance. C'est ce que
fit notamment le roi Lothaire II en 855.

Chez les classes 'élevées", le mariage des filles est un instrument
d'alliance et d'implantation, si bien qu'il se négocie ou pire, qu'il s'impose
par le rapt, forçant ainsi la famille de la jeune femme à accepter l'union.
(cf. topic sur le mariage : http://rivendell.forumactif.com/viewtopic.forum?t=101 )

La maternité au Moyen Age...

Si ne pas être en mesure d'avoir des enfants met l'avenir de son mariage
en danger, en revanche, accoucher, au Moyen Âge, à cause du manque
d'hygiène et du peu de moyens dont disposent les sages-femmes, est
risqué. On n'autorise les césariennes que sur les femmes décédées, ce
qui fait que bien des femmes meurent en couches. De plus, comme on
ne peut déceler les grossesses très tôt, les femmes désirant se faire
avorter courent le risque d'y rester.

Le Moyen Âge se résume donc en gros par un taux de mortalité en
couches assez élevé et l'infanticide ainsi que l'abandon des enfants
comme étant les deux méthodes les plus répandues pour se défaire des
enfants non désirés.


La prostitution au Moyen Age...

On dit souvent que la prostitution est le plus vieux métier du monde.
Que cette affirmation soit vraie ou non, il reste qu'au Moyen Âge, ce
métier existe. D'ailleurs, pendant un certain temps, au Moyen Âge,
l'Église contrôle la prostitution qui est chose légale. Cependant, il est
interdit aux femmes mariées, aux religieuses et aux enfants de s'y
livrer. De plus, les femmes doivent être de l'extérieur de la ville afin
d'éviter l'inceste. Habituellement, les prostituées sont des servantes,
des filles rejetées par leur famille après un viol ou une grossesse
clandestine et celles qui n'ont pu se trouver du travail. On ne peut
généraliser quant au traitement des prostituées au Moyen Âge, car la
situation a varié d'un siècle à l'autre. Par contre, une chose est certaine,
le 11ème et le 13ième siècle furent des époques où l'on fit beaucoup
pour le relèvement des prostituées. L'Église considère alors ces femmes
non comme des "filles perdues", mais comme des "brebis égarées". Elle
les autorise à former une corporation avec tous les privilèges qui y sont
attachés. Le pape Innocent III, dans une bulle de 1198, promet même la
rémission des péchés aux hommes qui épouseraient une fille de joie...

Le viol

Mais la prostitution ne suffit pas, au Moyen Âge tout comme aujourd'hui,
à contrôler les "menaces" pesant sur les jeunes filles et les femmes
mariées. En effet, parmi les crimes commis au Moyen Âge, il y a le viol.
La personne ayant commis un tel acte est punie, mais elle ne l'est pas
toujours de la même manière. En effet, si la victime est une religieuse,
une femme mariée ou une vierge, l'agresseur peut être pendu pour ce
qu'il a fait. Cependant, s'il s'agit d'une femme d'une humble condition
(une servante par exemple), il s'agit alors de verser à la victime ou à sa
famille une indemnité. La punition est donc tributaire du statut social de
la femme.

Les femmes et la vie professionnelle au Moyen Âge...

Les femmes, au Moyen Âge, participent activement à la vie économique.
En ville, elles travaillent notamment dans le commerce, dans le secteur
du textile et en alimentation. D'ailleurs, dans le petit commerce
d'alimentation, les femmes sont majoritaires. Aussi, les industries qui
apparaissent comme le prolongement d'activités domestiques leur sont
plus ou moins réservées: la boulangerie, la fabrication de la bière (en
Angleterre, les femmes ont le monopole de la bière et de l"industrie
laitière).

En campagne, elles aident également leurs époux notamment en aidant à
faire la moisson et la fenaison.

Lingères, bonnetières, couturières, tavernières, blanchisseuses sont
donc des métiers que les femmes du Moyen Âge ont occupés, mais il ne
faut pas pour autant croire qu'elles étaient considérées égales aux
hommes. En effet, les salaires féminins sont, dès cette époque, très
inférieurs à ceux des hommes; le travail à domicile, qu'aucune
organisation professionnelle ne défend, accuse des rémunérations
particulièrement basses, tant à la ville qu'à la campagne.

Pour aller plus loin, je vous conseille ce livre :
VOIX DE FEMMES AU MOYEN AGE dont je me suis "largement inspiré"

(Sources : historama - Larousse )

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Sois sans peur face à ton ennemi
Sois courageux et loyal
Prêche la vérité
Protège les faibles et les démunis
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Diane de Brocéliande
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MessageSujet: Re: La condition des Femmes au Moyen Âge   Ven 17 Nov 2006 - 15:35

Récupéré de l'ancien forum

Beaujarret a écrit:
La condition des femmes au Moyen Age


Le mariage

Le consentement des deux conjoints est nécessaire.
La cérémonie est sacralisée, bénie par un prêtre (mais il peut y avoir des exceptions).
Pour protéger la femme contre son mari, il est ordonné à celui-ci de lui constituer un douaire, un capital, dont le montant est fixé au tiers ou à la moitié de ses biens selon les régions.
A la mort de la femme, le douaire revient aux enfants de son époux, même si elle est remariée.
La répudiation est interdite.
L'adultère est sérieusement condamné.

Le divorce n'est autorisé qu'en trois cas après une enquète de moralité effectuée par un prêtre et la consultation de témoins :
- la stérilité ou l'impuissance ;
- la consanguinité étendue au 7° degré de parenté ;
- l'ordination ultérieure de l'un des conjoints (de nombreuses femmes furent obligées d'entrer au couvent à une certaine époque. Charlemagne, pour former des alliances, n'hésita pas à utiliser ce procédé).

En Ecosse, la cérémonie peut se passer de la bénédiction d'un prêtre. Il suffit que les deux conjoints affirment devant témoins être mari et femme pour que le
mariage soit effectif.
Les droits
Les femmes du petit peuple et les bourgeoises jouissent d'un assez grande liberté. Majeures à douze ans, elles sont libres de gérer leurs biens, de se marier, de voter même !

Bien des métiers leur sont accessibles.
Pour la femme noble, il en va tout autrement.
Dans l'univers violent, agressif, essentiellement viril des châteaux, elle ne compte guère. Son sort est lié à la terre, seule garantie du pouvoir. Ainsi est-elle une monnaie d'échange pour les seigneurs qui désirent accroître leurs biens et assurer une descendance.

Les fillettes sont promises parfois dès leur naissance à des hommes souvent bien plus âgées qu'elles. Leur rôle est pourtant non négligeable puisqu'en l'absence de leur époux qui, lorsqu'il n'est pas en guerre, s'adonne à la chasse, c'est à elles de gérer et d'administrer leurs biens.

L'amour courtois

On ne se marie jamais au mois de mai. Lors des fêtes de mai, garçons et filles se réunissent pour chanter et danser dans les prés.
Pour célébrer le retour du printemps, les hommes et les femmes se courtisent librement.

Les jeunes gens élisent leur reine, une femme mariée, qui se choisit un partenaire autre que son " jaloux " de mari.

Dans les châteaux les liens du de la parenté sont renforcés. La femme règne en maîtresse sur le petit monde des chevaliers et des écuyers, célibataires. On aime se distraire et les fêtes sont nombreuses: mariages, tournois, adoubements,...

Le prestige de la DAME, l'épouse du seigneur est considérable dans le coeur des guerriers. Elle cristallise leurs rêves, leurs désirs, leurs espoirs. Le chevalier doit se montrer prêt à mourir héroïquement pour son amie, alors que celle-ci est censé le protéger par son amour et lui inspire vaillance et courage.

Mais l'union des coeurs devient le principe de toutes les vertus.
L'amour devient un art, une mystique, une exaltation de l'âme et une délicieuse souffrance.

REGLES DE L'AMOUR COURTOIS
Le mariage ne doit pas empêcher d'aimer. Qui n'est pas jaloux ne peut aimer. On ne peut accorder son coeur à deux femmes à la fois. L'amour augmente ou diminue, il se renouvelle sans cesse. L'amant ne peut rien obtenir sans l'accord de sa dame. L'homme ne peut aimer qu'après la puberté.
A la mort de son amant(e), un délai de deux ans est nécessaire avant de s'adonner à un nouvel amour. Personne ne doit être privé de l'être aimé sans la meilleure des raisons.
On ne peut aimer sans y être incité par l'amour. Amoureux n'est pas avare. L'amant doit aimer une femme de condition supérieure à la sienneLe parfait amant ne désire d'autres étreintes que celles de son amanteL'amour doit rester secret s'il veut durer
La conquête amoureuse doit être difficile : c'est ce qui donne son prix à l'amourLe parfait amant pâlit en présence de sa dameQuand un amant aperçoit l'objet de son amour, son coeur tressailleUn nouvel amour chasse l'ancienSeule la vertu rend digne d'être aimé
Lorsque l'amour diminue, puis disparaît, il est rare qu'il reprenne vigueurL'amoureux vît dans la crainteLa jalousie fait croitre l'amourLorsqu'un amant soupçonne son amante, la jalousie et la passion augmententTourmenté par l'amour, l'amant dort peu et mange moins
L'amant doit agir en pensant à sa dameLe parfait amant n'aime que ce qu'il pense plaire à sa dameL'amant ne saurait rien refuser à celle que son coeur a élueL'amant n'est jamais rassasié des plaisirs que lui apporte sa dame
Le plus petit soupçon incite l'amant à soupçonner le pire chez sa bien-aiméeAmour ne rime pas avec luxureLe véritable amant est obsédé sans relâche par l'image de celle qu'il aimeRien n'empêche une femme d'être aimé par deux hommes et un homme d'être aimé par deux femmes
Epuré du réalisme de l'amour chevaleresque, la Fin'Amor répond à quelques critères.L'amour est obligatoirement adultère. Les mariages nobles n'étant pas une affaire de sentiments, la passion ne peut être trouvée qu'ailleurs. L'échange des coeurs, la fidélité promise, n'engage alors plus les biens, mais les personnes.
L'amour exige le secret, pas seulement pour son caractère adultérin, mais aussi parce qu'il est une chose trop grave pour être divulgué.
La dame est toujours de condition supérieure à celle de son amant, un chevalier célibataire.
L'attitude de ce dernier, calquée sur le système féodal, doit être pleine d'humilité, de réserve et de soumission. Il est son " homme-lige ", son vassal, d'une loyauté et d'une fidélité sans faille.
En retour, la dame et l'amour ont le pouvoir d'inspirer au chevalier toutes les vertus, valeur morale et parfaite courtoisie.(Croyance : seul l'amour peut mener l'homme à la perfection morale puisqu'il engendre et développe toutes les vertus.)
La dame est lointaine, inaccessible, nimbée de mysticisme.Dans sa conquête amoureuse, le chevalier est confronté à des bstacles, des épreuves ; ce peuvent être : le mari jaloux, l'éloignement de la personne,...
Il faut être prêt à mourir pour l'élue. En retour, la dame accorde à son amant un baiser, une étreinte, ou la joie d'admirer sa nudité. La chasteté est la fois l'épreuve et la récompense suprême : la petite cérémonie de l' assag (l'essai). Elle donne à la dame le moyen de vérifier dans qu'elle mesure son ami est capable de la respecter, alors que, couché à côté d'elle, il est dans une situation extrêmement tentatrice.
Tous les subterfuges érotiques sont autorisés, à condition de ne pas en venir au fait (baisers, étreintes, caresses).
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MessageSujet: Re: La condition des Femmes au Moyen Âge   Jeu 23 Nov 2006 - 8:49

Quelques points jetés pêle-mèle:

La femme infidèle est jetée dans un bourbier ou brûlée

L'homme qui répudie sa femme doit reverser la dot à la famille d'origine de la femme. La femme est considérée comme un objet.

Pour répudier sa femme, l'homme doit faire la preuve qu'elle est infidèle, qu'elle fait usage de sorcellerie ou qu'elle à profaner une tombe. ou tout simplement s'il y a infertilité dans le coupe (sachant que seule la femme peut être infertile).

L'homme peut prendre plusieurs concubines et une épouse (l'église condamne la polygamie dans le mariage par la suite, ce qui conduira à la multiplicité des répudiations). Mais pas la femme.

De fait on trouve beaucoup plus de veuves que de veufs.

La veuve de bourgeois est l'objet de toutes les attentions. je m'explique au XIV siècle on trouve un exemple de jugement d'un tribunal qui explique qu'une veuve d'un confectionneur de selles très riches se mis en concubinage avec un jeune artisan. En effet pour la veuve, il s'agissait de continuer à faire tourner la boutique et de briser sa solitude. Pour l'artisan, il s'agissait de reprendre une entreprise prolifique à moindre cout. Au début l'homme faisait 5 à 6 selles par jour, la veuve était contente (en général un travailleur en fait 3, voir 4), au fil des mois, la veuve ouvrit sa couche au jeune artisan.
Il faut savoir à l'époque que le passage devant le prêtre n'était pas obligatoire pour valider le mariage, le concubinage avait valeur de mariage au yeux de la lois s'il pouvait y avoir des témoins de la choses.
Le jeune artisan se considérait donc comme légitimement marié à cette veuve de part la coutume (mais pas devant Dieu, bien sûr).
Seulement, un autre sellier fort galant poursuivi la veuve de ces assuidités, et la veuve lourda son premier concubin proprement et simplement au profit du nouveau venu. Le pauvre artisant demanda justice auprès du tribunal. Il fût débouter. Les témoins du voisinage prirent le partit de la veuve, expliquant qu'ils n'avaient jamais été mariés, que son travail n'était si formidable que cela,... et les juges ajoutèrent que faire 5 selles par jour, s'était du pipeau et inimaginable.

L'éviction des femmes au trône de France à fait très mal à leur condition aussi. Elle se sont fait casser du sucre sur le dos pour justifier cette éviction.

Dans le roman de la Rose, la femme en prend pour son matricule... je vous invite à le lire.

Au XIVème siècle souvent la femme est considérée comme dure, voulant diriger le foyer, donnant des ordres à son époux et voulant diriger les finances du ménage envoyant son mari au turbin pendant qu'elle prend des galants. Villon dresse un tel tableau de la femme de bourgeois. On trouvera beaucoup d'exemple parmis les reines-mères en régance de leur fils ou parmis les maitresses de roi (Blanche de Castille, Catherine de Médicis, Aliénor d'Aquitaine, Isabeau de Bavière, La Pompadour, Madame de Maintenon).

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MessageSujet: Re: La condition des Femmes au Moyen Âge   Ven 24 Nov 2006 - 17:03

Ace a écrit:


La femme infidèle est jetée dans un bourbier ou brûlée

J'ai lu que les femmes infidéles pouvaient aussi se faire lapider ou, ce qui ma foi revenait à la mort à plus ou moins longue échéance, bannir. Et si on pouvait chatier l'amant avec, on les faisait défiler nus dans le village...
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MessageSujet: Re: La condition des Femmes au Moyen Âge   Ven 24 Nov 2006 - 19:38

Est-ce que les femmes n'avait aucun droit de se battre? Ou certaines étaient tolérés?
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MessageSujet: Re: La condition des Femmes au Moyen Âge   Ven 24 Nov 2006 - 19:56

La guerre et le combat n'était pas pour les femmes, la guerre est l'apanage du noble chef de famille et de ses fils et du soldat.
Regarde le taulé que fît jeanne d'Arc lorsqu'elle revetit l'armure.

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MessageSujet: Re: La condition des Femmes au Moyen Âge   Mar 16 Jan 2007 - 22:00

Les « femmes savantes » : les femmes et l’art au Moyen Âge


Ecrit par Alix Ducret
21-06-2006


Christine de Pisan (v.1365-v.1430)Épouses, mères, religieuses, les femmes du Moyen Âge, et notamment des XIIe et XIIIe siècles, étaient également des « femmes savantes » qui s’illustrèrent dans des domaines aussi variés que la littérature, la théologie, la médecine. Ainsi c’est à une femme, Herrade de Landsberg, abbesse du Mont Saint-Odile de 1167 à 1195, que l’on doit la première « encyclopédie » illustrée, destinée à l’instruction des moniales de l’abbaye. Et c’est une œuvre colossale qu’Herrade a rédigée : sous le titre poétique de Jardin des délices, elle a réuni des extraits de la Bible et des principales études de théologiens ou de Pères de l’Église et traité « d’astronomie, de chronologie, d’agriculture et horticulture, de toutes sortes de questions touchant l’homme, les arts, l’histoire », note Régine Pernoud. Mais Herrade de Landsberg n’est pas la seule religieuse à s’être préoccupée de l’instruction de ses sœurs.
Héloïse, que l’on connaît surtout pour son aventure avec Abélard, donne une idée intéressante du degré de culture de certaines femmes au XIIe siècle. Lorsqu’elle rencontre Abélard, elle a déjà acquis une solide culture classique -philosophie et littérature- et la correspondance qu’elle entretiendra avec son ancien amant ressemble plus souvent à une discussion théologique ou philosophique qu’à un entretien amoureux. C’est d’ailleurs elle qui demandera à Abélard de rédiger un programme d’éducation -comprenant le grec, l’hébreu, le latin- afin de développer, chez les religieuses de son couvent, une meilleure compréhension de l’Écriture.
Ne voit-on pas également Robert de Sorbon se rendre au béguinage de Paris, où la maîtresse du lieu enseignait, afin d’assister à ses cours et même prendre quelques notes ? À l’époque, les béguinages, où se regroupaient des laïcs, hommes ou femmes, qui vivaient en communauté, sans prononcer de vœux et se consacrant au travail et à la prière, apparaissent d’ailleurs comme des hauts-lieux de la connaissance et de la discussion. Et la correspondance que Robert de Sorbon entretint pendant des années avec les béguines de Cambrai et de Paris révèle assez clairement la haute estime en laquelle il les tenait.
Outre leur apport à la culture, certaines femmes avaient également des connaissances plus « scientifiques » et même médicales. En effet, déjà à l’époque carolingienne, c’étaient les femmes qui assuraient les accouchements et les moniales fondaient, en même temps que leurs abbayes, des Hôtels-Dieu, c’est-à-dire des hôpitaux, où elles assuraient les soins. Au bas Moyen Âge, certaines femmes auront même le statut reconnu de médecin, comme une certaine Hersent, que Saint Louis désigna pour l’accompagner à la croisade. Malheureusement, l’exercice de la médecine échappera aux femmes dès la fin du XIIIe siècle, sous la pression de l’Université.
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MessageSujet: Re: La condition des Femmes au Moyen Âge   Mar 16 Jan 2007 - 22:00

Hildegarde de Bingen


Hildegarde de BingenParmi ces « femmes savantes » que nous venons de voir, un nom se détache cependant : celui d’Hildegarde de Bingen. Selon le mot de Régine Pernoud, « avec Hildegarde, nous nous trouvons devant une femme qui est une réelle “ encyclopédie vivante ” ».
Née à Bermershein, en Hesse, Hildegarde est confiée, dès l’âge de huit ans, aux bénédictines de Disibodenberg, situé sur les bords du Rhin. Elle prend le voile à quinze ans et, à trente-huit ans, en 1136, elle devient abbesse du couvent.
Visionnaire, Hildegarde a déjà acquis une certaine renommée dans sa région lorsqu’en 1147 l’archevêque de Mayence soumet son premier ouvrage, Connais les voix du Seigneur (elle l’a commencé en 1141 après sa première expérience mystique), à l’assemblée réunie pour un synode à Trêves. L’ouvrage est applaudi, les écrits d’Hildegarde cautionnés par les plus hautes instances de l’Église -notamment le pape et saint Bernard de Clairvaux-, aussi la moniale décide-t-elle de poursuivre son œuvre.
Le Livre des mérites, le Livre des œuvres divines succèdent à Connais les voix du Seigneur et traitent tour à tour, et avec un grand sens poétique, de la morale chrétienne, des sciences et de la doctrine de l’Église, révélant l’étonnant savoir de cette moniale. Une Vie de saint Disibod, une Vie de saint Rupert, un Livre de médecine simple, un Livre de médecine composée et les quelques trois cents lettres qu’elle a adressé aux grands de ce monde -roi, pape, empereur- ne peuvent que renforcer cette idée et rév, èlent que, comme d’autres femmes de son temps, Hildegarde avaient des « connaissances médicales approfondies ». Mais Hidegarde de Bingen ne se cantonne pas à l’écriture : elle prêche, écrit des poèmes, compose pas moins de soixante-dix symphonies et fait preuve, dans l’administration des moniales, d’une grande clairvoyance et d’une certaine connaissance juridique.
Le fin’amor et la célébration de la femme
Si Hildegarde de Bingen se révèle poète à ses heures, elle est loin d’être la seule. Mais, avant de découvrir quel fut le rôle des femmes en tant qu’auteurs, il est intéressant de voir quelle vision la littérature médiévale a donné de la femme.
Les chansons de geste, qui apparaissent au tout début du XIIe siècle dans les pays de langue d’oïl ne font pas une bien large part à la femme, loin s’en faut. Dans la Chanson de Roland, par exemple, si le héros a bien une fiancée, Aude, il ne semble pas s’en inquiéter et, à l’heure de mourir, toutes ses pensées vont vers son frère d’armes, Olivier. Guillaume d’Orange est, comme la Chanson de Roland, une célébration du guerrier, même si Guibourc, l’épouse de Guillaume, joue un petit rôle. En fait, la femme ne semble entrer en littérature qu’avec l’émergence du fin’amor.
Né dans les pays de langue d’oc, le fin’amor est l’expression poétique de l’idéal de l’amant courtois, une apologie de la douceur de vivre. Les troubadours célèbrent alors la langueur, le bon vin, le soleil, la beauté et, avec plus ou moins de courtoisie, la femme, objet de leur passion. Mais le fin’amor repose également sur l’idée que l’amour se confond avec le désir. Et le désir, une fois assouvi, disparaît, d’où la peur de l’assouvir vraiment. L’amour doit donc se mériter et si, dans la littérature courtoise originelle, la femme est accessible, ce n’est que difficilement.
Un des premiers et des plus grands troubadours célébrant le fin’amor est sans conteste Guillaume IX, duc d’Aquitaine, qui contribuera de manière significative à faire du fin’amor un véritable art de vivre. Peu à peu, et sans doute sous l’influence d’Aliénor d’Aquitaine, petite-fille de Guillaume IX, cet art de vivre va s’étendre au Nord, aux pays de langue d’oïl. Là, il va se transformer lentement et devenir ce que l’on a appelé « l’amour courtois ».
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MessageSujet: Re: La condition des Femmes au Moyen Âge   Mar 16 Jan 2007 - 22:02

L’amour courtois et la femme-objet


Scène d L’amour courtois, terme inventé au XIXe siècle, désigne l’amour idéalisé et stylisé que chantaient les trouvères. Il y a donc bien une distinction à faire entre fin’amor du Midi et amour courtois, tel que le célébraient les pays d’oïl. Ainsi, la courtoisie du Nord met en avant les notions de loyauté, de générosité, d’élégance morale, de fidélité. La femme, qui est souvent idéalisée, n’est en fait qu’un acteur de second rôle, le premier étant tenu par le soupirant. Subissant toutes sortes d’épreuves, le héros doit donc s’élever, progresser en bonté, en générosité, en valeur, pour être digne de la dame, parangon de toutes les vertus. Une vision de la femme qui n’est pas plus réaliste que les écrits leur attribuant tous les défauts…
Selon Huizinga, « aimer courtoisement est, pour le noble du XIIe siècle, la grande affaire de sa vie. C’est donc un idéal de culture se fondant avec celui de l’amour ». Mais sans doute faut-il voir dans cet « idéal de culture » une échappatoire, apparu bien à propos pour calmer les cadets de la noblesse. À cette époque, en effet, seul les aînés se mariaient et héritaient du fief. Les cadets ne se sentant pas de vocation à la prêtrise étaient condamnés à vivre en célibataire… jusqu’à ce que leur suzerain leur donne les moyens de « s’installer ». L’amour courtois permettait donc à ces chevaliers d’avoir un objet d’amour et même d’adoration… et de se rapprocher de leur seigneur. En effet, lorsque l’on étudie les romans courtois, on constate que l’objet de l’amour du héros est toujours la femme de son suzerain -Lancelot et Tristan en sont les meilleurs exemples. Il ne recherche donc pas tant l’amour de la dame -que de toute façon il n’aura jamais- que l’amitié de son seigneur, amitié qu’il extériorise en courtisant sa dame.

De La Male dame à la Bonté des femmes


La littérature médiévale était-elle profondément misogyne ? C’est ce que veulent nous faire croire certains érudits mais, comme pour tout, la vérité est rarement aussi tranchée.
Si on lit certains poèmes de Guillaume IX d’Aquitaine, on peut être choqué par les propos licencieux. Mais, à travers ses mots, tour à tour crus et poétiques, le duc d’Aquitaine célèbre réellement la femme, qui pour lui est avant tout belle et objet de désir. Quant aux romans courtois, ils semblent faire peu de cas de la femme en elle-même et célèbrent avant tout l’idéal de chevalerie. En fait, toute la littérature médiévale oscille entre ces deux tendances.
Ainsi, Dame escoillée ou La Male dame, poème normand du XIIIe siècle, joue sur l’inversion de l’image courtoise et dépeint une femme tyrannique avec son époux, le contredisant toujours. Par contre, à la même époque, Nicole Bozon compose Bonté des femmes qui, comme l’indique son titre, célèbre la femme sans pour autant l’idéaliser.
Le mécénat féminin
Comme on a pu le voir, les femmes étaient, à l’époque médiévale, souvent fort cultivées et elles eurent un rôle certain à jouer dans la propagation de la courtoisie.
La première d’entre elles est, sans conteste, Aliénor d’Aquitaine. Petite-fille du troubadour Guillaume IX, elle a été élevée dans la culture littéraire du Midi. Son arrivée à la cour de France et, plus tard, à celle d’Angleterre va grandement faciliter la propagation de cette culture dans les pays du Nord et elle peut être considérée comme un personnage central dans la renaissance médiévale du XIIe siècle. Mécène et protectrice des arts, elle influencera des troubadours, comme Bernard de Ventadour ; Wace lui dédiera le Brut et la Chronique des ducs de Normandie et Benoît de Saint-Maure son célèbre Roman de Troie. Tous les spécialistes de la littérature médiévale insistent également sur le rôle qu’a eu Aliénor dans la diffusion de la légende de Tristan. Mais, « l’un des aspects les plus frappants du mécénat d’Aliénor est son caractère féminin ». Et en effet, on peut dire qu’elle a contribué très largement à permettre à la « dame » de faire une entrée triomphale dans la société comme dans la littérature.
Mais Aliénor d’Aquitaine est loin d’être un cas unique et ses enfants, profondément marqués par ce qui prend l’allure d’un art typiquement familial, vont étendre et pérenniser son action. Ainsi, Richard Cœur de Lion, qui se piquait d’être un peu troubadour, écrira des poèmes ; Marie de Champagne fournira à Chrétien de Troyes le sujet de Lancelot ou le Chevalier à la charette, véritable « somme » sur la courtoisie, et fera de la cour de Champagne un des hauts-lieux de l’art courtois ; comme sa sœur, Alix de Blois se révélera un grand mécène, de même que Mathilde, épouse du duc de Bavière et de Saxe, pour qui la Chanson de Roland sera traduite en allemand ; quant au rayonnement des troubadours à la cour de Castille, il est également à mettre en rapport avec la présence d’Aliénor, une autre fille de la célèbre duchesse d’Aquitaine.

Tobairitz et autres poètes


Tout cela est très bien me direz-vous, mais il ne s’agit là que de mécénat. Que l’on sache, aucune des filles d’Aliénor n’a rien écrit qui ait été diffusé. Soutenir est une chose, influencer également, mais l’écriture était-elle donc l’apanage des hommes ? Eh bien non. On connaît le nom d’environ quatre cent cinquante troubadours, parmi lesquels une bonne vingtaine de femmes : les tobairitz.
Ce terme méridional désigne soit les jongleuses accompagnant les troubadours, soit les interprètes -de trobar : chanter-, soit les auteurs elles-mêmes. On ne sait pas grand chose des tobairitz, qui intriguent plus qu’autre chose. Pourtant, leur existence permet de penser que, non seulement les femmes écrivaient, mais qu’elles prenaient également part aux joutes poétiques et qu’elles les organisaient. Ainsi, Marie de Ventadour (fin XIIe-début XIIIe siècle), épouse d’Elbe V, est célèbre à la fois comme auteur, pour ses dialogues avec Gui d’Ussel, comme inspiratrice de plusieurs poètes et pour avoir abrité des joutes, dans la plus pure tradition des cours d’amour.
De même, la comtesse de Die, qui vécut sans doute dans le dernier quart du XIIe siècle, est l’auteur de quatre cansos -poèmes lyriques- et d’une tenso -dialogue ou discussion-, œuvres où, dans un style pur, la passion et la sincérité prédominent. Et si l’on connaît mal la vie de la comtesse de Die, ses œuvres supposent « une grande culture et une aisance littéraire surprenante ».
Une autre poète médiévale, célèbre pourtant, a gardé sa part d’ombre. Les lais de Marie de France sont connus mais nul ne sait vraiment qui était leur auteur. Son prénom seul est connu, grâce à une note laissée dans ses Fables :
Marie ai nun, si sui de France
Marie ai nom et suis de France.
Marie de France apparaît cependant comme l’un des auteurs les plus intéressants de la période médiévale. En effet, s’inspirant des contes de la tradition celtique, elle les a combinés avec le monde courtois du XIIe siècle. Voilà qui suppose déjà une certaine culture, puisqu’elle a trouvé ses « contes » chez Ovide, dans le Roman d’Eneas ou encore chez Wace. Selon Rychner, Marie nous offre « un bon exemple de ce qu’une culture et une pensée “ renaissantes ” peuvent apporter de “ moderne ” à la littérature… »
Culture et savoir… malgré tout


Dernière édition par le Jeu 18 Jan 2007 - 11:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La condition des Femmes au Moyen Âge   Mer 17 Jan 2007 - 13:24

Les femmes vues par l'Eglise


Au Moyen Âge, la tradition biblique et patristique, si elle n’est pas connue de tous, est l’apanage des hommes d’Église. Et cette tradition présente la femme comme inférieure à l’homme et comme devant lui être soumise, ainsi que le prescrit saint Paul. Une idée que renforcera encore l’étude des textes d’Aristote au XIIIe siècle. D’ailleurs, des siècles durant, l’Église a prétendu que les femmes n’avaient pas d’âme… Telle est, en tout cas, l’idée que l’on se plaît à nous présenter, oubliant pour l’occasion ladite tradition biblique qui, dans la Genèse précise bien que « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa ». Ce qui, si on sait lire, signifie que si l’un a une âme, l’autre aussi…
Cette misogynie, dont on accuse l’Église, était-elle réelle ? Était-elle générale dans tous les milieux ecclésiastiques ? Certains universitaires se posent la question et, allant au delà de la simple recherche conciliaire et doctrinaire, décortiquent littéralement sermons et exempla, afin de donner une vision plus réelle du regard de l’Église sur la femme.
S’il apparaît clairement que certaines jeunes filles étaient soit mariées soit envoyées au couvent sans leur consentement, ce n’était certes pas la politique officielle de l’Église. Cette dernière ne reconnaît d’ailleurs la validité d’un mariage que si les deux époux sont consentants et insiste, tout au long des XIIe-XIIIe siècles sur le consentement de la femme… Mais discours officiels et faits réels sont deux choses différentes et il est certain que la plupart des mariages étaient plus motivés par l’intérêt que par la passion. Depuis des années, les hommes d’Église constataient également la multiplication des mariages d’intérêts « outrés » -Robert de Sorbon cite le cas d’une union entre un « damoiseau » et une dame, très âgée mais très riche- et surtout une recrudescence des adultères. Pour lutter contre cet état de fait, l’Église va donc tenter de remettre le mariage à l’honneur… D’abord au cours du concile de Latran IV (1215) qui définit le mariage comme un sacrement indissoluble -au même titre que celui de l’ordre- et qui détermine dans quelles circonstances il peut être remis en question… et inversement. Ensuite, en faisant la « promotion » de saintes comme Marie Madeleine, déjà honorée dans une large partie du pays. Ainsi, si la virginité religieuse, imitée de celle de Notre Dame, est toujours admirable, selon la spécialiste Nicole Bériou, « l’exemple de Marie Madeleine ne permet-il pas de conclure qu’une “ bonne mariée ” vaut parfois mieux que dix vierges ? ». Enfin, l’Église fait l’éloge de « l’affection conjugale » qui, selon l’historien Jean-Claude Bologne, « doit naître d’un accord plus profond (que la passion) entre les caractères ».
Les femmes étant plus assidues que les hommes dans la pratique du culte, c’est donc sur elles que comptent également les hommes d’Église pour garantir le respect des quelques exigences de l’Église -communion et confession une fois l’an. De même, l’étude des exempla -petites histoires permettant au prédicateur ou au confesseur d’expliquer un point de doctrine ou de morale- révèle que les ecclésiastiques considéraient généralement la femme comme le pivot de la famille.
Dans les manuels de confesseurs, on trouve également nombre de « situations » concernant les femmes -sans doute parce qu’elles se confessaient plus souvent. Et, à chaque fois que la recommandation concerne le couple, il est clair que le confesseur voit dans la femme l’élément apaisant, pacifiant de la famille et la pousse à remplir pleinement ce rôle. Un rôle, défini clairement par les canonistes, qui tient largement compte des exigences du monde féodal.
Épouses, les femmes sont également destinées à être mères -la procréation étant le but premier du mariage selon les canonistes- et cela leur donne, aux yeux de l’Église, un statut particulier. Elle va donc s’attacher désormais à mettre en avant cette « œuvre de chair » qui, dans le cadre du mariage, n’entache plus, est bénie -le terme de fornication va d’ailleurs désigner uniquement un acte sexuel accompli hors mariage. Ainsi, il apparaît que, dès le XIIIe siècle, la cérémonie des relevailles est présentée différemment.
La Vierge à l'Enfant, par Raphaël.
La Vierge à l'Enfant, par Raphaël.
Bien qu’issues de la tradition biblique, les relevailles font partie intégrante des coutumes chrétiennes. D’ailleurs, la Vierge Marie elle-même s’y est soumise. Cette cérémonie avait pour but originel de purifier la jeune mère de la conception de l’enfant, donc de l’acte sexuel l’ayant entraîné. Dans la logique de l’élévation du statut de mère par l’Église, cette coutume va évoluer au XIIIe siècle. Et si elle a encore cours, c’est pour purifier la mère, non de l’acte sexuel, mais pour le cas où elle aurait commis un péché ou une impureté durant la grossesse.
La maternité est également largement mise en avant dans les dérogations faites par l’Église aux femmes enceintes : ainsi, elles n’ont pas à suivre le jeûne du carême et doivent, au contraire, manger deux fois plus.
Robert de Sorbon, célèbre théologien du XIIIe siècle à qui l’on doit la fondation de l’université qui porte son nom, a évoqué à maintes reprises la place des femmes à travers ses exempla et plus particulièrement des femmes enceintes.
Avec constance, note Nicole Bériou, il déclare à plusieurs reprises qu’elles doivent être l’objet de toutes les attentions. Ne voit-on pas qu’en certaines contrées, la loi punit d’une amende sept fois plus lourde le meurtre d’une femme enceinte que celui d’un homme ? Et ne crie-t-on pas quelquefois dans la foule, à Paris : « Écartez-vous, voilà une femme grosse ! » ?
Pour Robert de Sorbon, il est également clair que la femme se démarque de son époux dans son attachement visible aux enfants : ce sont les mères qui demandent pitié pour un fils criminel, elles qui poussent leur époux à la vengeance après la mort d’un enfant, elles qui sont prêtes à tout pour assurer l’avenir de leurs enfants. Un jusqu’au-boutisme que Sorbon dénonce affectueusement.
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MessageSujet: Re: La condition des Femmes au Moyen Âge   Lun 28 Mai 2007 - 11:25

J'étais passé à coté de votre post Dame Rana.....

Complémentaire au mien ..... Bravo.......

J'ajoute ceci :

Pour nos Damoiselles du forum, prenez-en de la graine !!!!!!


Une Noble Damoiselle au Moyen-Age ne devait :

Ne pas rire en public ni parler à qui que se soit, ne pas se couvrir à
moins d'être laide, toujours regarder droit devant en marchant,
"toujours être accompagné d'une prude femme pour se rendre à l'église"
"la tête droite, la vue étant devant elle à quatre foises, et bas à terre" .

Tel est le rythme de vie d'une femme noble de l'époque médiévale, qui
en retour recevait honneur et félicité.

Elle était souvent plus noble et pieuse que son futur époux, et plus jeune
(elle se mariait entre douze et quinze ans et devait obligatoirement être
vierge -symbole de la pureté-) .


Le mariage d'Amour est une utopie et peu de couple s'uniront avec la
passion commune, Saint Paul en aurait dit "mieux vaut se marier que
brûler" (la passion charnelle dont se méfient tellement les clercs) .

Chez les Gueuses !!!! ( Mes préférées !!!!! )

En général, les femmes du peuple se marie plus tard que les nobles
(entre dix-sept et dix-huit ans) et reste dans l'ombre de leur mari.
Mariage, là aussi, bien souvent arrangée par les familles. Les promesses
de mariage se font publiquement et sont scellées d'un verre de vin,
d'échange de menus cadeaux ou de fruits.

Dans les campagnes, la femme est très active : fenaison, récoltes,
entretien de sa maison, des bêtes et des enfants, etc....


Fréquemment, elle travaille pour la femme du seigneur à l'intérieur du
château, en tant que cuisinière ou lingère.

En ville, le travail ne manque pas : commerçante dans le textile ou
l'alimentation, couturière, blanchisseuse, lingère, le tout moins payé que
les hommes. De plus, elle doit porter des vêtements de couleurs sombres
qui représente, l'humilité, la pauvreté : le noir, le gris et le marron. Les
jours de fêtes ou pour aller à l'église, le bleu est toléré (les couleurs
vives sont portées par les nobles).

Sa chambre est le cœur de sa maison. Elle y travaille, enfante (en
moyenne une dizaine d'enfants, ce qui lui fait passée presque la moitié
de sa vie en grossesse) et y meurt.

L'église dit que :
L'acte sexuel ne doit être fait que dans le cadre du mariage et dans
l'intention seule de procréer.
L'acte sexuel ne doit être pratiqué que dans une seule position :
l'homme, dessus la femme.
Les périodes prohibées sont : L'Avent et le Carême, période ou il faut
faire continence.
Tromper son mari est un péché mortel.

Avoir des rapports aux moments de ses règles.
Le grand prédicateur Bernardin de Sienne en disait " Si l'on engendre à
ce moment, il naît des enfants monstrueux ou lépreux"

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MessageSujet: Re: La condition des Femmes au Moyen Âge   Mar 29 Mai 2007 - 11:41

c'est toujours fascinant et si intéressant de voir des codes de vie différents et des significations a l'opposés des notres aujourd'hui ^^ j'adore
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Godefroy de Bouillon
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MessageSujet: Re: La condition des Femmes au Moyen Âge   Mar 29 Mai 2007 - 11:45

Rana a écrit:
c'est toujours fascinant et si intéressant de voir des codes de vie différents et des significations a l'opposés des notres aujourd'hui ^^ j'adore

Nous pourrions en dire encore beaucoup se ce sujet préçisement.......

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MessageSujet: Re: La condition des Femmes au Moyen Âge   Ven 5 Fév 2010 - 6:09

bravo,le sujet a été superbement traité, très documenté,et je n'ai pas encore tout lu!
Le film "La passion Beatrice de Tavernier "donne je pense une image assez juste de la place de la femme au moyen age,et d'ailleurs du moyen age en général
(je l'avais en cassette ,hélas hs ,on en trouve des bouts ,mais censures)
si vous le trouvez en version intégrale faite moi signe !
cordialement
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Enora
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MessageSujet: Re: La condition des Femmes au Moyen Âge   Dim 24 Oct 2010 - 13:00

J'ai lu dernièrement que l’adolescence au moyen-age pour une jeune femme s’étendait jusqu’à 28ans ...et que le mariage lui pouvait être conclu à partir de 15 ans...mais alors étaient considérés les jeunes femmes mariée avant 28ans encore comme"adolescente" ?? scratch
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MessageSujet: Re: La condition des Femmes au Moyen Âge   Lun 2 Mai 2011 - 21:32

Même si le Moyen Age lui a apporté certaines concessions intéressantes (comme citées ci dessus), la femme reste malgré tout tributaire de l'aval masculin; elle n'est pas à proprement parler "l'égale"de l'homme. Les cas où elle jouit d'une certaine "liberté" sont malgré tout limités et ne sont pas une généralité: ils ne concernent que certaines classes sociales ou des individus particuliers dans une ou des situations elle mêmes particulières.

La société médiévale est une société fondamentalement chrétienne qui s'inspire de la Bible et des Pères de l’Église ( particulièrement misogynes au demeurant...) avec tout ce que cela implique dans la vie quotidienne, rythmée par la cloche des églises et des monastères. La femme est encore et toujours l' Eve pécheresse, celle dont il faut se méfier même si on lui fait parfois confiance pour certaines tâches et certaines responsabilités...
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